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Reconstitution d'un ancien atelier de mécanique
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Projecteur de caméra Paillard Bolex
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LES AUTOMATES

Mécanisme de l'automate Prince Eugène, réalisé par François Junod, au musée CIMA à Sainte-Croix (VD)

Dans l’automate, tout part du moteur : un mouvement à musique entraîne une série d’axes par l’intermédiaire de roues dentées. Sur ces axes, il y a des cames. Ces dernières ont, dans leurs formes, la mémoire des mouvements. Elles commandent tout un ensemble de tringles qui vont à leur extrémité déclencher des gestes. C’est ainsi que bougent la bouche, les mains, les bras, les jambes et même la poitrine pour représenter la respiration.

Comment fabrique-t-on un automate?

On distingue trois grandes parties : le modelage, la mécanique et l’habillage. Ceci implique la connaissance ou la participation d’une vingtaine de professions.

Le modelage : sa réalisation débute avec la création du personnage. Cette sculpture originale va servir à l’exécution du moule qui permettra la réalisation de copies, toujours en nombre limité.

La mécanique : en plus du moteur et des nombreuses tringles toutes très légères, un des travaux les plus importants est le traçage et l’usinage des cames. C’est de ces calculs et de leurs formes que va venir le mouvement exact, correspondant au désir du créateur.

L’habillage : cela comprend le maquillage, la perruque et bien sûr les vêtements souvent réalisés avec de vieux tissus. Pour terminer, il y a le décor et les accessoires.

Automate Pierrot-écrivain au musée CIMA à Sainte-Croix (VD). Crédit photo: Schaffner & Conzelmann

Un peu d’histoire…

Automate Colombine au musée CIMA à Sainte-Croix (VD)

L’origine des automates est très ancienne. Déjà les Egyptiens ont cherché à créer des mécanismes imitant l’apparence et le mouvement de l’homme. Mais c’est la révolution industrielle qui a fait entrer l’automate dans les circuits commerciaux. Le 19ème siècle porte les plus grands noms de constructeurs tels que Théroude, Phalibois, Roullet Decamps, Lambert et Vichy.
Aujourd’hui la tradition se perpétue et l’on peut voir au CIMA des œuvres de Michel Bertrand et de François Junod.